Cunningham, Michael : Le livre des jours. (Belfond)
Trois époques.
Trois histoires reliées par une série d'indices.
Un monde hanté par l'ombre de Walt Whitman.
Un lieu : Manhattan.
« LE LIVRES DES JOURS est une méditation sur la vie et la mort célébrant la connexion spirituelle qui, pour Whitman et Cunningham, nous relie, non seulement aux autres, mais aussi à ceux qui sont partis, comme à ceux qui sont à venir. La perte sous-tend chacune des trois histoires du roman. Dans chaque cas, cependant, la perte est rachetée par la connaissance du Tout de la vie, le continuum humain qui transcende le temps et la mortalité elle-même. »
San Francisco Chronicle.
Ce livre est un des plus étranges que j’ai eu l’occasion de lire. Il est composé de trois histoires reliées entre elles par un objet (un petit bol joliment décoré), des poésies (tirées de « Feuilles d’herbe » de Walt Whitman) et un lieu (New York et plus précisément Manhattan).
Ces trois récits se déroulent à trois époques différentes.
- La fin du XIX° siècle
- New York de nos jours.
- Un futur indéfini mais sans doute relativement proche.
Dans les trois histoires, l’enfant, tout en gardant son innocence, se révèle une menace plus qu’un espoir. De la vie terrible des ouvriers de la fin du XIX° siècle à un futur désespérant où l’humanité est en déshérence en passant par notre époque pleine de tensions et d’angoisses, Michael Cunningham développe une parabole sur le déclin. Son écriture et d’une beauté stupéfiante et son alliance avec de nombreuses poésies de Walt Whitman donne un roman à la fois sombre et très romantique.
La fin de la troisième partie fait irrésistiblement penser au style de Ray Bradbury. Particulièrement pessimiste, on y voit un androïde poète beaucoup plus sensible et original que les humains manifestement sur le déclin. La mort d’une curieuse extraterrestre contribue aussi beaucoup à l’étrangeté de ce récit.
C’est un beau livre très littéraire, très mélancolique mais d’une finesse étonnante. J’ai pris un immense plaisir à le lire et il n’est pas près de sortir de ma mémoire. Franchement je vous engage à en faire de même. Vous ne le regretterez pas. C’est le type même du bouquin qui porte à réflexion et dont on a déjà envie de le relire, la dernière page à peine tournée.
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Par Fantasio, mercredi 15 novembre 2006 à 00:00 :: Mes lectures :: #329 :: rss
Commentaires
1. Le jeudi 16 novembre 2006 à 00:14, par Damien
2. Le lundi 28 avril 2008 à 11:28, par cavalier
3. Le jeudi 7 août 2008 à 08:35, par cavalier
4. Le jeudi 7 août 2008 à 10:41, par Fantasio
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