mardi 30 octobre 2007

Wild wild « Herbert West » est de retour. Mais c'est en prison qu'il officie désormais, en réanimant les morts à tour de bras. Et les morts, c'est bien connu, ont le sommeil lourd. Le reéveil n'en sera que plus difficile...
Pour les vivants !
Et voilà le troisième et dernier (?) volet de la saga Re-Animator. Et c'est une bonne surprise. Si j'avais vraiment aimé le premier : RE-ANIMATOR, le deuxième : LA FIANCÉE DE RE-ANIMATOR, quoi que correct était quand même un ton en-dessous, surtout au point de vue rythme. Pour celui-ci, le décor change et l'intégralité du film se passe en prison sauf l'introduction, très gore, qui fait irrésistiblement penser aux « slashers » des années 90 du genre de SCREAM. Ensuite on retrouve notre héros (?) toujours obsédé par la réanimation des morts, aux prises avec le directeur sadique de la prison où il purge sa peine. Le nouveau médecin de la prison, fasciné par les possibilités de l'invention d'Herbert West assistera celui-ci dans son délire. Une journaliste (très belle) viendra aussi mettre son grain de sel...
Je me suis vraiment régalé avec ce film. La mise en scène est parfaite, les acteurs très bons et les décors s'ils ne sont absolument pas crédibles (plus « Alien » que prison) sont totalement adaptés à l'atmosphère de l'histoire. Le délire est total, les effets spéciaux efficaces à défaut d'être géniaux et la folie sanguinolente, la permanence des allusions sexuelles ainsi que le gore très présent dans certaines scènes sont toujours désamorcés par l'ambiance toujours comique et déjantée. (la bataille entre un rat et un pénis « réanimé » est un grand moment !!!)
Ce n'est certes pas le film d'horreur du siècle mais un très très bon film à la fois marrant et très sanglant. Un petit clin d'oeil au (lointain) inspirateur de la trilogie, Howard Phillips Lovecraft avec le nom du nouveau médecin : Howard Phillips.
J'ai passé un sacré bon moment avec ces trois films et je les recommande tout en prévenant que le deuxième LA FIANCÉE DE RE-ANIMATOR, tout à fait regardable, est nettement plus faible que RE-ANIMATOR et BEYOND RE-ANIMATOR.
A noter que parmi les bonus habituels et sans intérêts comme souvent, se trouve un chouette court-métrage : JOHN 32 un peu brouillon mais au rythme effréné qui présente notamment une éprouvante scène de vivisection... humaine. Un mini film d'horreur très sympathique et prometteur.Acheter ce film chez Amazon
Par Fantasio,
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dimanche 28 octobre 2007
J'ai déjà fait part sur ce blog de la profonde admiration qui m'envahit (et l'expression n'est pas trop forte) à la lecture ou plutôt la visite (comme dans un musée) des livres de Sempé. L'incroyable délicatesse du trait et la profondeur du regard de l'artiste sous l'apparente simplicité du dessin donne un plaisir rare et subtile.
Ce petit livre est peut-être encore plus représentatif du talent de l'auteur car il est composé que de dessins et croquis sans « histoire ». C'est au lecteur de l'inventer. Et ça marche ! Où va ce petit vieux crispé sur son vélo ? Pourquoi ce vacancier, revenant des courses le porte-bagage regorgeant de fruits et légumes, a-t-il un air si décontracté ? Pour qui pose ce sportif du dimanche les bras fièrement croisés ?
Toute une galerie de cyclistes croqués avec tendresse par un maître du dessin. Un livre de pur plaisir et de rêverie.
Tout simplement génial. Acheter ce livre chez Amazon
Par Fantasio,
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vendredi 26 octobre 2007

Un homme redécouvre sa femme disparue à travers le regard de son amant et retombe amoureux. En rédigeant ses mémoires, une religieuse comprend le secret de sa naissance, lors d'un voyage, un vieux professeur mesure la distance qui le sépare de son épouse... Telles sont les histoires qui peuplent ce recueil, des moments d'existence où les masques
tombent et où les personnages cessent enfin de se mentir. L'habileté de Richard Russo est de chaque fois saisir ce fragile instant où le doute s'installe avant que ne basculent les certitudes. Avec délicatesse, souvent avec humour, il offre alors à ses personnages l'espoir d'une vie apaisée.
Après les deux formidables romans LE DÉCLIN DE L'EMPIRE WHITING et UN HOMME PRESQUE PARFAIT, j'étais assez curieux de voir si Richard Russo réussirait aussi bien dans le genre différent qu'est la nouvelle.
Sept récits donc, tous terriblement nostalgiques voir même tristes. Dans toutes ces nouvelles, on retrouve le temps qui passe, les silences, le doute et surtout des regrets infinis. Parfois, une petite touche d'humour nuance la tristesse constamment présente mais sans comparaison possible avec ce que l'on peut trouver dans LE DÉCLIN DE L'EMPIRE WHITING et surtout dans UN HOMME PRESQUE PARFAIT.
J'ai bien aimé ce livre mais quand même beaucoup moins que les deux romans cités ci-dessus. Je pense que Richard Russo est plus à son aise dans les longues histoires où, tout en gardant un ton très mélancolique, il excelle à présenter de multiples personnages au caractère bien typé, tous magnifiquement présentés et qui évoluent le temps d'un long roman. Mais attention, j'ai pris un grand plaisir à lire ce recueil et je continuerai à guetter les parutions de cet auteur. De lui, j'ai d'ailleurs encore deux gros romans dans ma réserve. Si vous devez lire un seul livre de Russo, choisissez plutôt un roman mais LE PHARE DE MONHEGAN est un bouquin néanmoins très recommandable.Acheter ce livre chez Amazon
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mercredi 24 octobre 2007

« Une détonation part de tout près. Un sifflement d'un quart de seconde. J'ai le temps de voir une tête qui se détache d'un corps qui plie sur ses genoux, un cheval qui s'effondre. L'autre sous-lieutenant, qui était resté en selle, s'écroule de mon côté, l'épaule arrachée, l'os qui sort comme d'un jambon. Je sens comme une hache qui vient s'enfoncer sous la base de mon nez. Puis on coupe la lumière....La guerre de 14, je ne l'ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l'humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d'hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d'excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n'en finissait plus de s'acharner sur le simple soldat. C'est cette guerre-là que je n'ai pas connue."
Dans les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d'obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce.
Ce livre raconte la terrible période de souffrance et de reconstruction au Val-de-Grâce d'un homme, Adrien, totalement défiguré avant même de participer à son premier combat pendant la première guerre mondiale. Sept longues années de convalescence où il doit apprendre à vivre avec son terrible handicap, à s'alimenter, à affronter le regard des autres, sept années d'angoisses, de re- découverte de lui-même.
Dans cette chambre où cohabitent des « gueules cassées » Adrien raconte ses expériences, les blessures physiques et psychiques, l'appréhension, le désespoir parfois mais aussi l'amitié, l'humour et le long retour à une vie « normale ».
Un livre magnifique, parfois dur mais bourré d'espoir, une histoire simple mais profonde sur la révolte et la reconstruction d'un homme après une épreuve abominable.
Ce récit, jamais grandiloquent est admirablement écrit et évite le piège de l'émotion facile et du voyeurisme. C'est une réflexion sur la stupidité de la guerre, certes, mais aussi sur le destin.
Une histoire passionnante et belle qui obtient le Prix des Deux Magots 1998 et le Prix des Libraires 1999.Acheter ce livre chez Amazon
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lundi 22 octobre 2007

Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.
Ce petit livre écrit en 1763 est l'exemple parfait de la profonde humanité et de la capacité du philosophe de prendre un événement qui défraya la chronique pour créer un pamphlet dénonçant l'intolérance et la violence des hommes. Voltaire commence par prouver l'innocence de jean Calas puis prenant la forme d'une fausse prière, il souligne la contradiction qu'il y a entre la croyance et le dogmatisme. Il fustige le fanatisme, prône l'égalité entre les hommes et ridiculise les ecclésiastiques en soulignant le contraste entre leurs paroles et leurs actes. Il ironise aussi sur les différences minimes entre les religions. Bref; le philosophe raisonne sur Dieu en décriant ceux qui veulent se servir de celui-ci pour asseoir leur pouvoir et imposer leurs vues. Un remarquable précis de déisme et une charge virulente contre les rites religieux.Acheter ce livre chez Amazon
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samedi 20 octobre 2007

Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s'immerge dans les papiers laissés par Scott, s'enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu'il fréquentait...
Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l'amour. Un chef-d'œuvre.
Stephen King, le retour !
Oublions vite CELLULAIRE, UN TOUR SUR LE BOLID' et autres COLORADO KID, enfin Stephen King signe un « véritable » roman digne de ses plus grands.
Et pourtant, ce livre ne ressemble à aucun autre de cet auteur. Ici, le psychologique prend largement le pas sur le fantastique et le terrifiant n'est pas présent dans le sens « épouvante » du terme. Á travers le récit de Lisey, nous découvrons Scott Landon, son mari décédé. Et, par petites touches, l'écrivain à succès qu'il était s'efface devant l'homme névrosé pouvant basculer dans la folie. Folie présente aussi chez la soeur de Lisey. Toute la (longue) première partie nous prépare à une confrontation entre Lisey et un malade mental (encore !) qui la persécute. Le roman baigne donc constamment dans une atmosphère de démence très particulière. Cette folie omniprésente cède petit à petit la place au fantastique. Et Lisey accède à l'univers onirique de son défunt mari...
Cette partie du livre, oscille sans arrêt entre les souvenirs de Lisey, ceux de Scott et la réalité représentée par la menace causée par Jim Dooley, le persécuteur dément de l'héroïne.
Stephen King signe avec ce livre un roman extrêmement ambitieux, un récit se déroulant sur plusieurs plans temporels et mettant en scène d'une manière étonnante les névroses et fantasmes des protagonistes de HISTOIRE DE LISEY.
Il est évident aussi que de larges passages sont autobiographiques. On retrouve dans ce livre de nombreux éléments (le bureau de Scott) rappelant l'univers réel de l'auteur. C'est donc un roman à clefs qui nous promène du thriller psychologique au roman fantastique en passant par l'étude des maladies mentales. Le génie de l'écrivain est bien de nous faire croire que l'imaginaire d'un mort peut devenir un monde réel qui peut influer sur la réalité de personnes de ce monde.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre même si je suis bien conscient qu'il pourra déconcerter certains ou même leur déplaire.
HISTOIRE DE LISEY est un roman à part dans l'oeuvre de Stephen King mais c'est surtout un livre exigeant et magnifique. Il demande une attention soutenue mais offre un grand bonheur de lecture à ceux qui prendront le temps de le savourer.
Un superbe livre !
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jeudi 18 octobre 2007

Cinq ans se sont écoulés depuis les terribles événements qui ont secoué la petite ville d'Arkham : des morts, ramenés à la vie par un étrange sérum, avaient massacré le personnel de l'hôpital. Le docteur Herbert West, inventeur de la potion diabolique, et son complice, se sont réfugiés dans un pays d'Amérique du Sud, où la guerre fait rage : les circonstances sont idéales pour tester le nouveau sérum de vie qu'ils ont mis au point. Munis de cette seconde potion miracle, les deux savants reviennent à Arkham pour de nouvelles expériences...
Ce DVD est donc la suite de RE-ANIMATOR que j'avais vraiment apprécié. Comme souvent avec les suites, la découverte n'étant plus au rendez-vous, on est moins enthousiasmé. C'est le cas ici. Quelques longueurs au début et des scènes moins surprenantes n'empêchent pas que ce film reste un spectacle tout à fait correct. Le délire du premier se retrouve, avec certes moins d'intensité, mais demeure quand même assez présent. Les truquages sont très convaincants et le film est par moment assez gore. Quelques clins d'oeil (la fiancée de Frankenstein entre autres) réjouiront les amateurs de cinéma d'épouvante.
LA FIANCÉE DE RE-ANIMATOR est un bon petit film, pas génial, mais tout à fait regardable malgré qu'il soit nettement en retrait du premier.
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mardi 16 octobre 2007

La brève cavale de Maurice Stratos. Le fameux militant des « sans-logis » a succombé à ses blessures, après la collision entre la R5 de Jean Pain Katumbay, mort sur le coup, et une dépanneuse... Les deux victimes, chacune à sa manière, se trouvaient impliquées dans deux affaires judiciaires qui ont récemment défrayé la chronique dans la ville de Pau.
Maurice Stratos ? Le défenseur des SDF, mais aussi l'habitué du Pied de Porc à la Sainte-Scolasse et le partenaire du Poulpe aux échecs ? Évidemment, Gabriel Lecouvreur ne peut pas en rester là. Afin d'élucider cette mystérieuse affaire, il décide de se rendre à Pau. Dans cette petite ville d'apparence très calme, la loi du silence règne et notre enquêteur fait d'emblée figure d'intrus. L'énigme de la mort de Maurice Stratos commence à s'éclaircir lorsqu'il découvre que l'ancienne capitale du Béarn a été le lieu d'une véritable épuration des SDF.
Autant le dire tout de suite, mon avis sur ce « Poulpe » signé par le célèbre ex membre des Brigades Rouges est assez mitigé. L'écriture n'est pas en cause, Les caractéristiques récurrentes du Poulpe sont respectées (anarchiste amateur de bière, défenseur de l'opprimé...) et les touches d'humour habituelles sont bien présentes (l'auteur a quand même fait le minimum syndical) mais l'intrigue est inutilement compliquée et pas franchement passionnante. En fait, on se perd un peu dans les méandres d'obscurs règlements de compte, de disparitions mystérieuses de clochards et de magouilles d'un laboratoire pharmaceutique.
Bon, le bouquin se laisse lire grâce au style alerte de l'auteur mais ne me laissera pas un grand souvenir. Je peux même parier qu'il sera même carrément oublié dans peu de temps. Acheter ce livre chez Amazon
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dimanche 14 octobre 2007

Herbert West est un étudiant en médecine obsédé par l'idée de réanimer les morts. Après une expérience désastreuse menée en Europe, West s'inscrit à l'université de Miskatonic où il s'oppose violemment aux théories du Dr Hill. Fort de ses certitudes et de son mystérieux sérum, West emménage chez Dan Cain. Il entraîne dès lors le jeune étudiant dans des expériences de plus en plus macabres...
Le mélange horreur-humour a vraiment peu de représentants réussis dans le cinéma d'épouvante. Celui-ci, délirant à souhait, en est sans conteste un.
Je ne connaissais pas ce film que l'on dit culte. Une lacune maintenant réparée.
Ce qui est frappant dans RE-ANIMATOR, c'est la joyeuse immoralité de l'histoire, l'ambiance « bordélique » du filml et les sous-entendus sexuels quasi permanents et même plus (haaaa cette tête coupée qui pratique un cunnilingus !!!) .
On imagine que toute l'équipe s'est bien amusée tout au long du tournage. Mais la parodie n'empêche pas une atmosphère glauque et certaines scènes, malgré des truquages quelquefois approximatifs, sont bien gore. Le film oscille donc sans arrêt du comique le plus jouissif à l'épouvante la plus stressante. Le film ne souffre d'aucun temps morts et on est emporté par un tourbillon de situations où l'humour noir est omniprésent. Certaines maladresses du scénario ne gênent guère le plaisir du spectateur.
Pour ma part je n'irais pas jusqu'à affirmer que ce film est un chef d'oeuvre, ce serait de l'exagération, mais le plaisir de sa vision est réel et je suis à peu près sûr de le regarder de nouveau d'ici quelques années. En attendant il me reste LA FIANCÉE DE RE-ANIMATOR et BEYOND RE-ANIMATOR à visionner. En effet, je me suis offert la trilogie en une fois. Les suites sont souvent décevantes mais j'aime assez posséder la totale d'une série.
Il faut noter aussi que ce film est l'adaptation de HERBERT WEST, RÉANIMATOR, une nouvelle mineure de H.P. Lovecraft (guère convaincante d'ailleurs) que l'on peut lire dans le petit recueil du même auteur LES AUTRES DIEUX. Bien entendu, le film n'a pratiquement rien à voir avec ce petit récit. La dimension comique ajoutée à l'oeuvre cinématographique fait que, pour une fois, le film est supérieur à la nouvelle dont il est tiré.
Je conseille vivement ce film très réussi. Acheter ce film chez Amazon
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Par Fantasio,
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vendredi 12 octobre 2007

Après LA ROUTE DU RETOUR ce récit de Jim Harrison confirme s'il en était besoin le goût pour le nomadisme et les grands espaces de l'auteur. "Le voyage sans destination particulière, dit-il, est mon mécanisme de survie." Pourtant, il n'est pas question dans ce recueil composé de trois longues nouvelles de conquête de l'Ouest au sens traditionnel du terme. L'Ouest qui est évoqué dans la nouvelle qui donne son titre au recueil c'est Hollywood, l'usine à rêves que Jim Harrison connaît bien pour y avoir travaillé comme scénariste. On y retrouve Chien Brun à la recherche d'une peau d'ours magique qui croise dans sa quête rocambolesque quelques charmantes starlettes et un certain scénariste qui rappelle étonnamment Big Jim. Dans J'ai oublié d'aller en Espagne, Jim Harrison évoque un écrivain qui a le sentiment d'avoir gâché sa vie dans une carrière de biographe à succès alors qu'il rêve de poésie, d'Espagne de bonne cuisine et de balades parisiennes. "Vous vous demanderez peut-être quel rapport il y a entre le fait d'écouter des morceaux de Miles Davis à minuit dans un club de jazz parisien et le restant de mon récit, mais cette question vient de nos efforts stériles pour trouver une cohérence artificielle à nos existences." Cette cohérence n'a jamais été aussi sensible que dans ces nouvelles pleines d'humour féroce et de poésie d'un écrivain au sommet de son art. --Gérard Meudal
Encore un recueil de nouvelles du grand Jim Harrison, l'un des romanciers américains contemporains les plus remarquables. La première nouvelle qui donne son titre au livre : EN ROUTE VERS L'OUEST, raconte une nouvelle aventure de Chien Brun, tout aussi baroque, déjantée et savoureuse que celle qui avait fait mon bonheur dans le précédent livre : LA FEMME AUX LUCIOLES. C'est drôle, enlevé et malgré le ton « comique » de cette nouvelle, la tendresse est bien présente. Les avatars de Chien Brun à Hollywood sont un grand moment de réjouissante lecture.
Dans le deuxième récit : LA BÊTE QUE DIEU OUBLIA D'INVENTER, on découvre un homme , Joseph Lacort , dit Joe qui, à la suite d'un accident, est transformé en être sans mémoire mais qui bénéficie d'une vision du monde « différente », transfigurée par cette lésion cérébrale magique. En parallèle, nous assistons au vieillissement d'un autre homme Norman Arnz qui s'épuise à pister, surveiller, Joe. L'histoire est puissante et montre bien l'exceptionnel talent de Jim Harrison. Les personnages de cette nouvelle sont tous incroyablement attachants, le récit est inventif et nous sommes littéralement transportés par le souffle littéraire qui plane sur ce livre.
Dans la dernière longue nouvelle : J'AI OUBLIÉ D'ALLER EN ESPAGNE, on suit le parcours d'un homme devenu riche en écrivant de petites biographies sur « les grands de ce monde ». Il vit manifestement très mal de ne pas être un grand écrivain, est visiblement désenchanté par sa vie actuelle et décide brutalement de changer de vie en effectuant un voyage rêvé dans sa jeunesse. Tournant le dos à tout ce qui fut le mensonge de son existence, il va essayer de vivre plus en accord avec ses désirs profonds.
EN ROUTE POUR L'OUEST est un livre formidable. Un bouquin indispensable à la fois divertissant et profond qui où l'on vit littéralement avec des personnages, presque toujours en rupture de ban, solitaires mais bénéficiant d'une grande et rare liberté. L'écriture de Jim Harrison est belle, fluide, vivante et la lecture de ses ouvrages est un rare moment de bonheur.
Ne vous en privez surtout pas.
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mercredi 10 octobre 2007
Dans le billet du 4 septembre de cette année, je vous avais fait part de ma joie d'avoir trouvé, sur eBay, le journal de Spirou n° 786 daté du 7 mai 1953. Étant né le 4 mai de la même année, je suis particulièrement content de lire des revues du moi de mai 1953. Je présente d'ailleurs quelques unes de mes trouvailles dans « BD & revues/Revues de mai 1953."
Mais, dans ce même billet, j'écrivais que, bien entendu, je me mettais en chasse pour trouver le Spirou précédent, le n° 785 de la semaine du 30 avril au 7 mai.
Hé bien c'est fait. J'ai réussi à dégoter un lot de 9 numéros de l'année 1953 qui contient le fameux Spirou tant convoité.
Bien sûr ils ne sont pas en très bon état mais ma lecture n'en fut pas trop gênée. C'est assez émouvant de retrouver la parution initiale des aventures de Spirou et Fantasio (« Spirou et la turbotraction » qui changea de nom au milieu de l'année pour prendre sa dénomination définitive de « La corne de rhinocéros »), Lucky Luke au prise avec le Dr Doxey, Buck Danny (« Avions sans pilotes » et « Ciel de Corée ») Jean Valhardi (« Le rayon super-gamma », « La machine à conquérir le monde »), Johan (encore sans Pirlouit dans « La maître de Roucybeuf »), les célèbres « Histoires de l'Oncle Paul » et bien d'autres qui ne sont pas restés dans la postérité.
C'est visiblement le début de certaines des séries et on sent bien que tout n'est pas en place. Le trait est parfois encore maladroit et le scénario pas toujours convaincant.
Malgré tout, c'est un grand plaisir que de lire les débuts de certains héros qui vont devenir des classiques de la bande dessinée.
De ces numéros, il faut retenir, outre bien sûr les aventures de Spirou et Fantasio, celles de Jean Valhardi, passionnantes et trépidantes enquêtes qui se lisent aujourd'hui avec le même intérêt que, sans doute, les lecteurs de l'époque. Dessinées par Eddy Paape sur un scénario de Jean-Michel Charlier, je crois savoir qu'une réédition est envisagée. Dans ce cas, il est certain que je me procurerai les albums.
J'ai été élevé au Spirou et le virus est toujours présent. Autant le journal de Tintin était sage et bien pensant, autant celui de Spirou était plus ludique, plus léger, plus délirant... je continue ainsi, à mon âge avancé de lire cet hebdomadaire chaque semaine. Il fait mon petit bonheur du samedi. Il me semble aussi que c'est un bon remède contre le vieillissement de l'esprit.
Je pense que je vais continuer ma chasse aux vieux numéros de la revue. (En fait je viens de remporter les enchères sur deux numéros de 1960).
Le combat continue !
je sais, je sais...
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lundi 8 octobre 2007

Pimol Pharma, une entreprise en pleine expansion et véritable micro-patrie, se trouve à deux doigts d'entrer en Bourse et de fusionner, lorsqu'en son sein éclate une série d'attentats burlesques.
Jean Pimol, qui pourtant mérite le titre de «Manager de l'année», perd les pédales. Dans son laboratoire, jour après jour, tout se détraque: le petit personnel est déstabilisé et la hiérarchie est dépassée.
Qui est l'ennemi de ce patron despotique passé maître dans «Part de mener paître le bétail humain», ce platonicien de pacotille qui puise les principes de sa politique dans la philosophie comme on fait les poubelles?
La machine à jouir : un éclairage à la lumière noire sur l'univers de l'entreprise et des entrepreneurs.
C'est le genre de bouquin qui, une fois la dernière page tournée, laisse le lecteur sur sa faim. Au début, on est séduit par le ton et l'intrigue. C'est joyeusement iconoclaste, et on se demande qui peut déstabiliser une entreprise si profondément avec tellement de talent et d'humour. Puis, il faut bien avouer que la parodie cède la place à la bouffonnerie et la caricature au grotesque. Mais le plaisir de la lecture reste intact grâce au rythme et au style alerte et vif de l'écriture. Hélas, très vite, le récit s'essouffle et se dégonfle. L'histoire se termine en roue libre avec une fin très décevante.
Bref LA MACHINE À JOUIR (quel titre racoleur !) se laisse lire sans déplaisir mais agace le lecteur car le roman sombre vite dans la singerie. De plus l'intrigue souffre d'un manque de rigueur et le dénouement est assez frustrant.
Un petit livre qui n'est pas vraiment mauvais mais qui, à mon avis, serait à emprunter plutôt qu'à acheter. Acheter ce livre chez Amazon
Par Fantasio,
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samedi 6 octobre 2007

La petite boutique du fleuriste Mushnik, dont les affaires ne sont pas très florissantes, est le lieu de ralliement d’une clientèle excentrique et pingre. Alors que Mushnik s’apprête à renvoyer Seymour, un jeune homme maladroit et un peu simplet, celui-ci lui montre une mystérieuse plante qu’il a baptisée Audrey Junior par amour pour sa jolie collègue. La plante devient alors l’attraction de la boutique. Très fier, Seymour la bichonne et lui voue une véritable fascination même lorsqu’il s’aperçoit que Audrey Junior parle et qu’elle lui réclame de la chair humaine. Dominé par le sanguinaire végétal, Seymour part à la recherche de nourriture pour Audrey Junior…
Avec un scénario écrit en deux semaines, un décor recyclé, une troupe de comédiens de série B et un tournage bouclé en deux jours, Roger CORMAN crée avec « The Little Shop of Horrors », un classique de la comédie comme lui seul en a le secret.
Un film culte dans lequel Jack Nicholson joue l’un de ses premiers rôles : Wilbur Force, patient masochiste d’un dentiste sadique.
Depuis le temps que j'avais envie de le visionner ce film ! Alors quand j'ai vu que Bach Films l'éditait, j'ai immédiatement passé commande.
Je n'ai pas été déçu. Il s'agit d'une comédie totalement déjantée. On sent bien à sa vision que toute l'équipe du film s'est énormément amusée pendant le tournage. C'est plus du théâtre filmé que du « vrai » cinéma d'ailleurs. Plus fauché tu meurs ! Mais alors, un festival de gags et de rebondissements digne d'un film des Marx brothers qui fait que pendant les 70 petites minutes du DVD, on est tout simplement scotché sur son fauteuil (divan en ce qui me concerne). C'est drôle, enlevé, gentiment sadique et totalement invraisemblable. On se régale tout au long de cette joyeuse et échevelée pochade. C'est vraiment un petit film magique.
Il faut noter (mais ce n'est vraiment pas très grave) que la version française ne se trouve pas sur le DVD. Seule la version originale est disponible.
Mais surtout la copie du film est vraiment mauvaise. Moche même !
Enfin, pour 7€, j'ai passé une excellente soirée.
Je vous engage vivement à en faire autant.
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Par Fantasio,
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jeudi 4 octobre 2007
Bien entendu tout le monde connaît « Gaston Lagaffe »; Mais si on parle de Baston Lagaffe, le cercle des connaisseurs se rétrécit déjà.
Dans la véritable collection des aventures de Gaston, il y avait un trou, pour des raisons éditoriales entre le numéro R4 et le numéro 6. En clair, il n'existait pas de numéro 5.
L'occasion rêvée pour créer une édition pirate et parodique de cet album mythique. Près de 40 dessinateurs de BD de Armand à Yann en passant par Bercovici, Deliège, Edika, Margerin ou Solé, ont donc dessinés chacun une courte histoire mettant en scène une sorte de Mr Hyde du célèbre anti-héros de Franquin.
Forcément le résultat est inégal et certains s'en tirent mieux que d'autres dans cet exercice périlleux. Après une fausse préface de Franquin (signé de Delporte), les planches se succèdent avec plus ou moins de bonheur. En fait l'ensemble, forcément disparate, est souvent décevant. Quelques bonnes réussites ne masquent pas un nombre trop important de gags bâclés ou carrément ratés. C'est dommage car la couverture très réussie donne vraiment envie.
Un album qui est plus une curiosité qu'autre chose. Je ne regrette pas mon achat mais je ne le conseille qu'aux véritables fans de Gaston (dont je suis) qui veulent absolument tout ce qui est paru sur cette géniale BD. Il faut prendre ce livre pour ce qu'il est : un sympathique clin d'oeil à Franquin, le maître de la BD belge de l'école « Spirou ».
j'ai trouvé cet album sur PRICEMINISTER . Plusieurs rééditions ont été publiées.
Par Fantasio,
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mardi 2 octobre 2007

Bertrand tient la pièce maîtresse de son exposition la photo d'un sorcier de la Bessède, un de ces charbonniers terrés dans les forêts du Périgord noir. Mais ce dernier a mystérieusement disparu sans avoir signé son formulaire, et on ne plaisante pas avec le droit à l'image...
Un détective au bord de la dépression part chercher le repos dans la maison de ses parents. La mort de deux majorettes, précipitées du haut d'une falaise, l'oblige à reprendre du service...
Quatre nouvelles sombres et cruelles qui mettent en lumière d'ordinaires figurants de l'histoire charbonnier, détective en retraite, gitan ou kiné.
Ces nouvelles ne comportent guère d'intrigues. Elles ne sont que des prétextes pour l'auteur à décrire des ambiances bien noires, bien particulières. La première nouvelle, qui donne son nom à ce petit livre est même assez bancale du point de vue réalisme et la chute est attendue. Cela n'empêche pas le lecteur d'être en admiration devant l'écriture si caractéristique de Didier Daeninckx.
LES CORPS RÂLENT, le récit le plus long du livre est d'une noirceur rarement égalée. un détective désabusé va être confronté à la perversité « ordinaire ». Éprouvant !
La troisième nouvelle, ultra courte fait penser à une histoire édifiante de morale.
Quand à la dernière, ma préférée, elle narre avec un humour noir et réjouissant un basculement de situation qui voit que le malheur de l'un peut, en effet, parfaitement faire le bonheur de l'autre.
Un petit livre qui, même si il ne me laissera pas un souvenir impérissable, s'est laissé lire avec plaisir. J'estime qu'il vaut largement ses deux euros.
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Par Fantasio,
mardi 2 octobre 2007 à 00:00 :: Mes lectures
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