vendredi 30 novembre 2007

Collectif : Le Canard de l'angoisse. (Fluide Glacial)

Le principe était simple. Nous avions expliqué en blaguant à nos auteurs que, à la manière d'un cadavre exquis littéraire, il serait amusant d'en réaliser un en bande dessinée. Eh bien, ils l'ont fait... tous sans exception ! Sous vos yeux ébahis, voici dont le premier cadavre exquis dessiné du monde. Chaque auteur y a dessiné deux planches et contribué ainsi à faire évoluer une sombre histoire de canard, de vengeur masqué et de tour de l'angoisse. Chaque talent a ajouté sa patte, son regard, son humour et le résultat est explosif !

De Goossens (Georges et Louis) à Larcenet (Bill Baroud), en passant par Binet (Les Bidochon) ou Maëster (Sœur Marie-Thérèse), ils sont tous là. Le résultat est évidemment abracadabrant et joyeusement loufoque. Le lecteur découvre, pêle-mêle, que la Tour Montparnasse (où est installé le siège de Fluide glacial) a été conçue pour se replier automatiquement "en cas de délocalisation précipitée" ( !), que Stanley Kubrick avait un frère jumeau prénommé Jean-Luc et que nous avons échappé de justesse au bug de l'an 2001… Quant à la double-page finale, laissée aux bons soins d'Edika, elle plonge tout ce petit monde dans un délire digne de l'auteur de Ça swing… --Philippe Actère

Enfoncés, les surréalistes ! André Breton et sa bande n'auraient pas pu faire grand-chose face aux joyeux drilles du mensuel Fluide glacial… Emmenés par Gotlib, leur père spirituel et conseiller de la rédaction du magazine, les dessinateurs de ce fameux mensuel spécialisé en "umour et bandessinées" ont décidé de se livrer à un petit "cadavre exquis". Le principe est simple : appliquer à la bande dessinée les règles établies par André Breton et ses amis, en remplaçant ici les mots par les dessins. Chacun des auteurs de l'équipe de Fluide s'est donc vu confier deux pages d'inspiration libre (et totalement délirante, forcément), à charge pour le suivant de prendre le relais en apportant un minimum de cohérence à l'ensemble du scénario… Ce qui n'a rien d'évident, compte tenu de l'inventivité pour le moins débridée des auteurs concernés !


Acheter ce livre chez Amazon

mercredi 28 novembre 2007

Lévy, Bernard-Henri : American vertigo. (Le Livre de Poche)

Où va l'Amérique? Vers le destin impérialiste que lui prédisent ceux qui la haïssent? Vers l'horizon démocratique qu'elle incarne aux yeux de ses amis? Bernard-Henri Lévy a parcouru plus de 20000 km aux États-Unis, pendant presque un an. Du Nord au Sud. De l'Atlantique au Pacifique. De la prison de Rikers Island à la douce Savannah. D'une ville arabe près de Detroit aux communautés juives de Brooklyn. Il y a vu La Nouvelle-Orléans dévastée, les banlieues pauvres de Los Angeles. Au-delà de l'enquête, American Vertigo est une réflexion sur les modèles républicains comparés de la France et des États-Unis, sur le rapport du peuple américain à la religion, à la politique, à l'idéologie. Un reportage qui allie la perspicacité du philosophe à l'œil du romancier.

Bernard Henri Lévy est une personnalité assez agaçante, sympathique mais souvent un peu ridicule dans sa version « people ». Heureusement il écrit ! Et même si je ne suis pas souvent d'accord avec ses opinions, force est de constater qu'il écrit bien et que sa pensée (c'est bien le moins) est originale et cohérente. Bien sûr, son engagement à gauche, s'il est sympathique est quand même assez artificiel, puisque BHL est un représentant presque caricatural de cette gauche dite « caviar », mais enfin...
Mais parlons plutôt du bouquin.
BHL a décidé de « visiter » les USA en mettant ses pas dans ceux de Tocqueville et brosser ainsi une sorte de portrait, un état des lieux sociologique de l'Amérique. C'est donc un reportage que l'auteur nous propose avec ce livre. De très courts chapitres réunis en sept parties et un épilogue abordent des sujets très divers au fil du voyage de BHL. De nombreux sujets, dans un désordre apparent, nous emmènent de New York à Chicago, de Minneapolis à Miami et nous font partager les rencontres de l'écrivain avec des personnalités aussi diverses que Sharon Stone, Jim Harrison, Bill Kristol ou l'ancien candidat démocrate à l'élection présidentielle 2004 : John Kerry. Bernard-Henri Lévy décrit de façon claire mais très/trop rapide toutes sortes de sujets (l'univers carcéral, le gospel, l'obésité, la violence omniprésente, la solidarité, les armes en vente libre, l'immigration mexicaine, la gauche américaine, les indiens, la religion, la politique.... de quoi en effet donner le vertige. Toute cette partie « reportage » malgré une bonne dose de clichés et de lieux communs est vraiment passionnante sinon convaincante. Là ou le bât blesse, c'est qu'après des descriptions très « noires » de la réalité américaine, les réflexions de BHL se font toujours optimistes et son regard toujours complaisant envers lui-même (mais ça on a l'habitude) est vite agaçant. L'épilogue est assez caricatural philosophiquement parlant. L'auteur condescend à voir le peuple certes mais reprend vite sa hauteur pour clamer son admiration de l'Amérique éternelle. C'est assez stupéfiant de lire des conclusions si différentes de ses propres constatations. C'est un livre à lire car il est très bien écrit, montre le regard- forcément - subjectif de l'auteur sur une certaine réalité de l'Amérique mais donne une assez curieuse synthèse des « choses vues », un optimisme singulier assez désinvolte comme si ce livre était écrit par deux auteurs différents. Un reporter et un philosophe, les deux ayant des visions radicalement contraires.


Acheter ce livre chez Amazon

lundi 26 novembre 2007

Hell's angels on wheels.

Un pompiste au chômage rejoint un gang d'Hell's Angels qui, sous la conduite de leur chef Bud, sème la terreur dans la ville. Surnommé Poet, le nouveau venu tombe amoureux de Shill, l'amie de Bud. Pendant ce temps les Hell's Angels ont des ennuis avec la police. Bud, par jalousie, cherche querelle à Poet...

Le début du film montre une armada de superbes bécanes chevauchées par un tas d'Angels. Le générique indique d'ailleurs qu'il s'agit des gangs d'Oakland, de San francisco de Richmond ainsi que des Nomads de Sacramento. Le président des Hell's Angels, Sonny Barger, est cité aussi...
Mais ce n'est que le générique. Ensuite, tout le film est recentré sur une petite bande d'une douzaine de motards.
La bande son, faisant penser à celle d'un téléfilm des années 50 est détestable et n'est remplacée de temps à autre que par une atroce musique style hippie vraiment mal-venue.
Aucun scénario ne dirige ce film qui est une sorte de catalogue où on assiste, assez étonné, à une balade informelle du gang sans lien apparent entre les scènes. Nous avons droit aux Hell's Angels à la fête foraine, les Hell's Angels en orgie (bien sage l'orgie hein ? On est en 1967 !), un Hell's Angel se marie... et même les Hell's Angels font des galipettes dans un champ fleuri ! Le tout entrecoupé de quelques bagarres quand même. Le doublage de la version française, comme souvent, est épouvantable et il faut VRAIMENT regarder la VO.
Bon on voit de superbes bécanes, c'est en gros le seul intérêt du film car, dans ce film, c'est le monde à l'envers. Seuls les figurants (des Angels) sont crédibles. Les acteurs sont nuls (à part quand même Jack Nicholson et Adam Roarke) et, encore une fois, la musique ne colle pas du tout au film. Film qui est plus un documentaire « soft » sur les Hell's Angels de Californie qu'une véritable histoire scénarisée. Un film qui pourrait être intéressant s'il n'était aussi agaçant à cause d'une mauvaise mise en scène, d'une musique exécrable et d'un manque de rythme évident.Dommage.



Acheter ce film chez Amazon

samedi 24 novembre 2007

Barjavel, René : Le Voyageur imprudent. (Omnibus)

« Mon premier voyage après l'accident me ramena au lieu même où il s'était produit. Sous la coupole, dans la lumière des champignons, les débris de chair de mon maître mettaient leurs taches sombres sur l'or roux de la chevelure de la tête coupée. L'expression de celle-ci n'avait pas changé. Les yeux clos, les lèvres enfin calmées esquissaient un sourire de paix totale. «

  J'ai comme l'impression qu'en ce moment René Barjavel revient à la mode. Ce n'est pas une mauvaise chose pour certains de ces romans mais il me semble qu'il est surtout aimé pour LA NUIT DES TEMPS, roman qui n'est certes pas mauvais mais quand même un peu trop « new age » pour moi.
Par contre, je pense qu'il faut vraiment s'intéresser à RAVAGE, très bon roman apocalyptique, malgré un début un peu vieillot et surtout à ce chef d'oeuvre qu'est LE VOYAGEUR IMPRUDENT.
Le récit commence pendant la deuxième guerre mondiale. Un jeune caporal, Saint-Menoux, qui est aussi un mathématicien est hébergé dans des circonstances étranges par un vieux scientifique infirme, Noël Essaillon et par sa fille Annette. Le savant est en train de mettre au point des scaphandres qui permettront de voyager dans le temps. Et l'aventure commence...
C'est un roman passionnant et original. Il mêle habilement l'aventure, la (pseudo) science et le sentiment. La première partie est plaisante, presque comique et on se régale des aventures du jeune Saint Menoux. Puis le récit devient plus sombre avec même quelques scènes que ne renierait pas un écrivain moderne comme Stephen King, Clive Barker ou Dean Koontz. On plonge vite dans l'horreur et un pessimisme assez étonnant. Quelques allusions au roman précédent de l'auteur (RAVAGE que je conseille également) en fait, non pas une suite mais un prolongement cohérent. La vision du futur par Barjavel est à la fois terriblement sinistre et inquiétant. L'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère pour décrire un avenir plus que sinistre.
Puis le drame atteint son point culminant vers la fin du roman. L'histoire est vraiment terrible et les événements catastrophiques s'enchaînent sans temps morts. La fin est tout simplement abominable.
Et le roman se termine par un fantastique épilogue décrivant un paradoxe temporel, sans doute un des meilleurs jamais écrits dans l'histoire de la science fiction. C'est à la fois excitant pour l'esprit et terriblement mélancolique.
Barjavel n'a jamais écrit de meilleur roman que celui-ci. C'est un coup de maître. La lecture de RAVAGE puis de ce chef d'oeuvre qu'est LE VOYAGEUR IMPRUDENT offre ce qu'il y a de meilleur dans la littérature fantastique française.
L'édition que je possède est un recueil composé de huit romans de Barjavel dont les deux livres que je vous conseille : RAVAGE et surtout LE VOYAGEUR IMPRUDENT. Outre ces deux titres on peut y trouver : LE DIABLE L'EMPORTE, COLOMB DE LA LUNE, LA NUIT DES TEMPS, LE GRAND SECRET, LE PRINCE BLESSÉ et LA TEMPÊTE.



Acheter ROMANS EXTRAORDINAIRES chez Amazon


Acheter RAVAGE seul chez Amazon


Acheter LE VOYAGEUR IMPRUDENT seul chez Amazon

jeudi 22 novembre 2007

Barjavel, René : Ravage. (Omnibus)

« De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté. « 

Une fois n'est pas coutume, je vais parler ici d'un livre que j'ai lu plusieurs fois certes mais pas récemment. En effet, j'ai décidé de mettre prochainement dans « Ma bibliothèque idéale un chef d'oeuvre de Barjavel : LE VOYAGEUR IMPRUDENT qui fera l'objet de mon prochain billet. Comme RAVAGE lui est antérieur et que d'une certaine manière il lui est relié, j'ai donc décidé de vous en parler.
Il s'agit d'un très bon roman « apocalyptique ». Dans un futur proche (2052) la civilisation a atteint des sommets de technicité et tout ou presque se fait par l'intermédiaire de machines.
C'est cette première partie, décrivant une société « idéale » qui a un peu vieillie et qui est la moins intéressante. Mais ce n'est qu'un préambule.
Brutalement, l'électricité disparaît ! Ou tout au moins est modifiée de telle manière que tout ce qui aidait l'homme à vivre devient totalement inutile... C'est bien sûr aussitôt le chaos et une panique générale subvient aussitôt. Les morts se compte en milliers puis, très vite, en millions. La violence règne sur une humanité en proie à une folie aveuglement destructrice. C'est la fin de la civilisation que nous décrit Barjavel avec une puissance d'évocation rarement égalée. Tueries, pillages... rien n'est épargné au lecteur. C'est dans ce contexte de nouvelle barbarie que quelques survivants s'unissent pour essayer de survivre d'abord puis de s'échapper de la ville ù la vie devient tout simplement impossible. Commence alors un long périple qui doit les conduire dans un havre situé dans le Sud de la France où, pensent-ils ils pourront recommencer à reformer une petite société basée sur l'agriculture. Cet exode est parsemé d'embûches et de pièges terribles dont ils ne sortiront pas indemnes. Des rivalités entre hommes, des attaques extérieures, des phénomènes divers et toujours meurtriers déciment la petite troupe. François, le chef déterminé de la bande est impitoyable, oeuvrant pour le bien général et pour défendre Blanche, sa fiancée.
Tout au long du roman les scènes cauchemardesques se succèdent et le livre passionne littéralement le lecteur. On ne peut s'en détacher avant la fin. Le pessimisme est extrême et on ne peut s'empêcher de comparer la fuite des protagonistes de l'histoire avec l'exode devant l'occupation allemande durant la deuxième guerre mondiale. (Ce livre ayant été écrit en 1942).
La fin est assez représentative de la pensée « pétainiste » sévissant à cette époque. Il est saisissant de voir l'auteur prôner un ordre nouveau basé sur l'obéissance, le travail et la famille. Bien sûr le contexte explique beaucoup mais c'est par moment assez gênant.
Ceci étant dit et malgré un début un peu laborieux qui ne doit absolument pas décourager le lecteur, on a à faire avec RAVAGE à un des meilleurs livres de la science-fiction française. INDISPENSABLE !
La vignette de présentation n'est pas celle de mon livre, recueil de huit (8) romans de l'auteur. Vous pourrez la découvrir en illustration de mon prochain billet consacré au chef d'oeuvre de René Barjavel : LE VOYAGEUR IMPRUDENT.
Je colle donc deux liens vers Amazon. Celui vers RAVAGE et celui vers ROMANS EXTRAORDINAIRES qui contient, outre RAVAGE, Le formidable LE VOYAGEUR IMPRUDENT ainsi que d'autres romans fantastiques ou de science-fiction de l'auteur.
Je vous conseille plutôt d'acquérir ce gros bouquin qui contient l'indispensable de Barjavel.


Acheter RAVAGE chez Amazon


Acheter ROMANS EXTRAORDINAIRES chez Amazon

mardi 20 novembre 2007

Fiction n° 165 d'août 1967.

En tentant (en vain) de mettre un peu d'ordre dans les rayonnages dédiés à mes collections, j'ai été accroché par l'illustration de couverture de ce numéro de FICTION daté d'août 1967. J'ai commencé par le feuilleter et évidement j'ai fini par m'installer confortablement pour le reprendre dès le début je l'ai dévoré de la première à la dernière ligne. Bien sûr, comme ce numéro date de quarante ans, je n'avais plus le moindre souvenir de son contenu.
Il faut dire que dans ces années là, FICTION et GALAXIE du même éditeur constituaient pour l'amateur de science fiction et de fantastique les deux revues soeurs qu'il était indispensable d'acheter chaque mois. Personnellement je préférais FICTION malgré que GALAXIE offrait des couvertures en couleurs plus accrocheuses.
Chaque numéro était composé de plusieurs nouvelles, de chroniques diverses et du courrier des lecteurs.
Ce numéro débute par une longue nouvelle, presque un court roman de Walter M. Miller dont les connaisseurs adulent son roman UN CANTIQUE POUR LEIBOWITZ, véritable chef d'oeuvre de science fiction qu'il faut absolument posséder dans sa bibliothèque.
HOMMES DE LA LUNE est une nouvelle que l'on peut qualifier de classique aussi bien dans la forme que dans le fond. Très bien écrite elle est agréable à lire et dépeint de façon convaincante la vie d'ouvriers sur un chantier lunaire.
RUPTURE, le second récit est aussi un classique de « space opéra » avec guerre sidérale et extra terrestres. Je ne goûte guère ce genre de SF et si je reconnais le talent de l'auteur, je dois dire que je ne n'ai pas trouvé grand intérêt à la lecture de cette partie de la revue. Mais la nouvelle est très courte et se laisse cependant lire.
TÉNÈBRES de Daniel Walther est une petite nouvelle assez paranoïaque au ton étonnamment moderne. C'est subtil, étrange et pour tout dire assez terrifiant.
A CHACUN SA BOMBE de Kit Reed décrit un monde dominé par des bandes de délinquants juvéniles. Ils sont cruels, violents et... pas du tout crédible. Je trouve que cette nouvelle a mal vieillie. LA LOI SECRÈTE d'Avram Davidson est un récit de politique-fiction qui montre un président au prise avec divers partis politiques et qui pour maintenir l'intégrité d'une confédération invoque une loi secrète étonnante... pour l'époque. Une nouvelle qu'il faut lire en se mémorisant le contexte de l'époque pour l'apprécier vraiment.
Ensuite FICTION passe à la partie magazine avec une chronique qui dénonce violemment l'entretien du directeur de la collection « Présence du futur » aux Éditions Denoël, entretien accordé au journal LE MONDE où ce directeur dénigre la science-fiction qu'il édite lui-même ! Le ton est très violent et l'article se lit avec grand intérêt 40 ans après sa parution.
Une revue des livres et une cotation des dernières parutions (Ici on désintègre) précède un article sur une exposition de science fiction à Berne.
Pour terminer, un courrier des lecteurs qui reflète bien les préoccupations des amateurs de science fiction de l'époque.
FICTION dont le premier numéro paru en octobre 1953 dura jusqu'en 1990. C'était une revue littéraire de grande qualité qui fit connaître nombre d'auteurs anglo-saxons mais aussi francophones. Bénéficiant d'assez grand tirage, on peut encore en trouver de nombreux exemplaires à des prix convenables. Si vous en avez l'occasion, achetez-là les yeux fermés. Elle reste d'un grand intérêt. En attendant, vous pouvez toujours admirez quelques unes des couvertures de cette revue ainsi que de GALAXIE dans mes collections FICTION & GALAXIE Et en tout cas, je vous conseille, si ce n'est déjà fait, l'achat du formidable roman UN CANTIQUE POUR LEIBOWITZ. Vous ne le regretterez pas


Acheter UN CANTIQUE POUR LEIBOWITZ chez Amazon

dimanche 18 novembre 2007

Brussolo, Serge : Rêveurs d'ombre (Les). (Éditions Vauvenargues)

Être infirmière dans un hospice, ce n'est pas drôle, surtout quand il faut servir de demoiselle de compagnie à des vieillards irascibles et méchants qui n'hésitent pas à vous frapper quand ils sont mécontents des histoires que vous leur lisez...
Non, veiller sur de vieux insomniaques ce n'est pas drôle du tout ; c'est même franchement inquiétant quand surgit un nouveau pensionnaire dont la voix étrange, inhumaine, semble plonger tous les retraités dans un sommeil proche du coma... En fait, travailler dans un hospice, ça devient carrément terrifiant quand cette voix d'outre-tombe se met à provoquer la mort des animaux du voisinage.

Ha ben je suis verni en ce moment avec les Brussolo. Cet auteur assez inégal signe avec ce bouquin un très bon roman d'épouvante. Bien structuré (pour une fois) Serge Brussolo ne s'éparpille pas, et bride un peu le fourmillement d'idées non développées qui font souvent l'habituel de ces récits. Ici, une seule histoire mais quelle histoire ! Après un long prologue angoissant, on apprend que l'héroïne doit tout simplement raconter des histoires pour endormir les morts et éviter ainsi qu'ils se vengent sur les vivants ! Le récit progresse régulièrement dans la peur et la folie jusqu'au dénouement final, dantesque et grand-guignolesque à souhait, Une fin qui par sa démesure est digne du meilleur Stephen King. Et ensuite un petit épilogue clôture très bien le livre. (L'auteur ici maîtrise bien ce final et évite ainsi ce qui, trop souvent fait la faiblesse de ses romans.)
c'est donc un bon livre qui se dévore d'une traite et je le conseille fortement à tous les amateurs du genre.



Acheter ce livre chez Amazon

vendredi 16 novembre 2007

Calvino, Italo : Marcovaldo (10/18)

Marcovaldo est manoeuvre. Il est pauvre et chargé de famille. Mais il rêve beaucoup. A la nature, surtout, qui n'est guère présente dans l'univers d'asphalte et de béton où il lui faut vivre.
Cela lui vaudra une suite d'aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement singulièrement envahissante, être amené -par un chat dont il est l'ami et, accessoirement, par une truite- à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d'autres choses encore. On pourrait dire de Marcovaldo que c'est un Charlot père de famille.

Marcovaldo, homme de peine est un poète. Il vit à la fois dans un monde guère intéressant, le nôtre, et dans un autre, parallèle qui parfois côtoie la réalité.
Il arrive de bien curieuses aventures à Marcovaldo et à sa famille tout au long des vingt petits chapitres de ce livre. Mais dans son univers, la méchanceté est bannie. Seule reste la sagesse du petit, du sans grade, toujours étonné, jamais bluffé par la sinistre grande ville où il vit son quotidien.
Un livre extraordinairement beau, drôle, sympathique tout empreint de douce mélancolie. Un livre poésie qui fait chaud au coeur. Ce Marcovaldo là restera pour toujours dans ma mémoire.
Ce livre est un petit bijou. Il faut le lire et le relire.



Acheter ce livre chez Amazon

mercredi 14 novembre 2007

Esparbec : La Pharmacienne. (La Musardine)

Esparbec, l'auteur de La Pharmacienne, refuse avec horreur d'être considéré comme un écrivain érotique. Il se définit avec fierté comme " pornographe à part entière ", et à ce titre il a publié une centaine de volumes qu'il range lui-même dans la catégorie des " bouquins de cul ".
Mais qu'on ne s'y trompe pas : cette écriture, apparemment simple et directe, mais d'une redoutable efficacité érotique, est en fait l'aboutissement d'une maîtrise suprême dans l'art de l'expression licencieuse. Bien loin des contorsions pseudo-" artistiques ", trop souvent le lot sempiternel des romans contemporains, Esparbec pratique avec bonheur la pornographie pure.
Dans l'Anthologie historique des lectures érotiques, Esparbec a eu droit à une longue notice fort élogieuse comme " le dernier des pornographes ", pour sa production puissamment libidineuse (il a d'ailleurs aussi publié de " vrais romans ", comme il dit).

Tiens, il y avait vraiment longtemps que je n'avais pas lu un bouquin érotique... enfin on peut dire pornographique. Un bouquin de cul quoi !
:dents:
Et bien je suis bien tombé. J'avais entendu parler d'Esparbec et de son goût pour le sexe dans la littérature sans jamais le lire. Je ne sais pas si ce bouquin est une exception mais il est vraiment bon. Je veux dire par là qu'il est très bien écrit et qu'il se lit avec plaisir d'une seule traite. Et l'exercice est assez difficile dans le sens où l'histoire est forcément le point faible de ce genre de livre. Jugez en plutôt. Une pharmacienne vit avec son nouveau mari, sa fille et son fils. Beau, le mari, se tape aussi sa belle-fille. Le fils fait l'amour avec sa soeur et bientôt un ami de Beau vient s'installer et en passant devient l'amant de la mère de la fille et... du fils. Ce n'est vraiment pas sérieux !
Ceci étant dit, le récit est bien mené, l'écriture vive et agréable et le tout se lit à 100 à l'heure. C'est sympathique, souvent drôle et très excitant. L'auteur signe avec ce livre une véritable comédie pleine de rebondissements et joyeusement perverse. Un bouquin porno à lire.



Acheter ce livre chez Amazon

lundi 12 novembre 2007

Shaft. (Les nuits rouges de Harlem)

John Shaft, détective noir, opère à Harlem. Il est engagé par des un gros bonnets de la drogue dont la fille a été enlevée. Mais cet enlèvement n'est qu'un des coups bas que se livrent les deux mafias de New York, la blanche et la noire.
Les nuits de Harlem est LA référence du polar black des années 70. Un incontournable à ne pas rater. Ce film de 1971, adapté par la suite en série TV, est la première version du remake intitulé SHAFT, interprété par Samuel L. Jackson.

J'avais été voir ce film au cinéma à sa sortie en salle en 1971 ou 1972, je ne me souviens plus exactement. Bien sûr, depuis ce temps, je ne me souvenais plus vraiment de l'intrigue et quelques impressions seulement surnageaient dans ma mémoire.
Plus de trente cinq ans après, j'étais curieux de revoir ce film et de constater si ma première bonne opinion se confirmait.
Hé bien franchement oui. Je m'attendais à être déçu par une nouvelle vision et il s'avère que si le contexte est bien les années 70 et donc forcément vieilli, ce n'est absolument pas gênant et même au contraire ajoute à l'intérêt du spectacle.
L'intrigue est somme toute assez banale (un détective privé enquête sur un enlèvement sur un fond de guerre des gangs) mais le traitement de celle-ci est parfaite. Les acteurs sont tous bons (à sa sortie, le film avait fait sensation car presque tous les rôles principaux sont interprétés par des noirs se qui était exceptionnel à l'époque).
Le film oscille curieusement entre des scènes au rythme trépidant et d'autres presque languissantes, ce qui force sans arrêt l'attention du spectateur. Les décors et situations sont très réalistes et ont est vite passionné par le récit.
35 ans seulement et c'est incroyable comme tout à changé (téléphones, vêtements, voitures et tous les détails de la vie quotidienne) et ce film devient aussi une sorte de témoin du quotidien New-yorkais de cette époque. Double intérêt donc car à cette histoire bien construite s'ajoute la dimension nostalgique (toujours très présente chez moi) et l'ensemble donne un très très bon spectacle qui ne peut que plaire à tous (à condition de sélectionner la VO sous-titrée car la version française est vraiment mauvaise). J'allais oublier de parler de la bande son avec une superbe musique omniprésente, typique de ces années, qui ajoute un grand intérêt à ce DVD.
Il existe un remake de ce « classique «  du film policier, parait-il nettement moins bon, et je ne ressens pas du tout l'envie de le voir.



Acheter ce film chez Amazon

samedi 10 novembre 2007

Claudel, Philippe : Meuse l'oubli. (Folio)

" Des jours durant, j'ai décliné le visage et le nom : "Paule, ma Paule, ma petite Paule du bord de mer, du centre des terres sous les volées d'orage, des soirs de Gand et de Lille", j'ai brassé ses cheveux et sa nuque, ses épaules et ses cuisses, le rire dans ses yeux, et je tentais de l'unir, ma Paule en allée, à l'impossible mot... morte, morte, morte... "
Face à la perte de Paule, le narrateur fuit les lieux où ils ont vécu et finit par s'installer dans le village de Feil, sur la Meuse. Dans ces paysages nostalgiques et cette atmosphère brumeuse, la présence de Paule devenue obsédante se mêle aux souvenirs d'une enfance douloureuse. Dans Meuse l'oubli, Philippe Claudel évoque avec talent le renoncement et l'acceptation du deuil, et restitue avec justesse et pudeur cette souffrance que seul le temps atténue.

Philippe Claudel est né en 1962. Il a reçu le prix du roman France Télévision en 2000 pour son roman J'abandonne, et la bourse Goncourt de la nouvelle en 2003 pour Les petites mécaniques. Son roman Les âmes grises, couronné " Meilleur livre de l'année 2003 " par le magazine Lire, a obtenu le prix Renaudot 2003 et le Grand Prix 2004 des lectrices de Elle. Il est traduit dans vingt-cinq langues.

Ce livre, très sombre est tout simplement l'histoire d'un deuil. La révolte, la tentative d'oubli dans l'alcool, puis la fuite. Ensuite, un long travail avant l'acceptation de la disparition de l'être aimé.
Ce qui frappe avec cet ouvrage, comme d'ailleurs avec tous ceux de Philippe Claudel, c'est l'admirable usage de la langue française. L'auteur est sans doute actuellement un de ceux qui manient avec le plus de talent l'art de tourner les phrases avec un sens de la métaphore et un style éblouissant tout en gardant une subtile forme de simplicité qui permet une lecture agréable et limpide. Du grand Art !
Un récit qui est tout empreint de poésie tout en gardant une profonde pudeur.
C'est le quatrième livre de Philippe Claudel que je lis après LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINH, LE MONDE SANS LES ENFANTS et LES ÄMES GRISES et j'apprécie toujours autant. J'ai comme l'impression que je tarderai pas à continuer de voyager dans l'imaginaire de cet auteur si attachant.



Acheter ce livre chez Amazon

jeudi 8 novembre 2007

Bloch, Robert : La Fourmilière suivi de Matriarchie. (Neo)

L'autre jour, je traînais mes guêtres dans une bouquinerie quand je suis tombé par hasard sur ce bouquin. Un volume contenant deux courts romans de science fiction par un auteur que j'aime beaucoup : Robert Bloch. Admirateur, correspondant puis ami avec H.P. Lovecraft, cet auteur fit une belle carrière d'écrivain et de scénariste dans l'univers du roman policier et du fantastique. Tout le monde connaît le fameux PSYCHOSE adapté au cinéma par Alfred Hitchcock. J'apprécie particulièrement les nouvelles de terreur de Robert Bloch et c'est donc « en confiance » que j'ai acheté ce double roman.
Le premier roman :
LA FOURMILIÈRE décrit une société future qui subit les ravages de la surpopulation. Le gouvernement décide d'imposer aux femmes enceintes des injections qui limiteront la taille des futurs nouveaux-nés à 90cm maximum...
Ce court roman est ennuyeux au possible. Verbeux, bourré d'incohérences et surtout beaucoup trop court pour développer la vision de l'auteur. Le lecteur ne peut à aucun moment rentrer dans l'histoire (décousue) découpée en tranches de vies jamais convaincantes. On dirait que Robert Bloch a laissé éditer une oeuvre inachevée. Le récit est bâclé et pour tout dire rasoir et assommant.

MATRIARCHIE, le deuxième roman (plutôt une nouvelle d'ailleurs) démarre très bien, un peu comme un « Van Vogt » mineur. (Je pense notamment à L'ÉTÉ INDIEN D'UNE PAIRE DE LUNETTES) mais s'embourbe très vite dans des explications oiseuses... cette vision d'un monde dominé par les femmes est assez invraisemblable et surtout le nombre réduit de pages ne permet pas à l'auteur de créer un monde cohérent. Comme le récit précédent, l'action s'enlise dans un verbiage ennuyeux. Cette histoire, visiblement destinée aux adolescents reste quand même plus digeste que la précédente mais n'est vraiment pas passionnante.
Les deux parties de ce livre sont décevantes. Les courts romans ont mal vieillis et on reste sceptique devant les visions simplistes et bancales d'un avenir illusoire peu convaincant.
Une vraie déception.
:saispas: :pleure:
L'illustration de couverture n'est pas mal mais quitte à acheter ce livre, je vous conseillerais plutôt de chercher l'édition "Marabout" plus rare sans doute mais encore plus belle.

mardi 6 novembre 2007

Vargas, Fred : Coule la Seine. (J'ai Lu)

" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond, il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire. Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, au flair. Tu piges ? T'es comme un magicien... " Il a raison ce clochard, le commissaire Adamsberg est un véritable magicien... « 
Trois nouvelles pour le prouver, trois enquêtes du commissaire, à Paris, là où coule la Seine.

Fred Vargas est archéologue, spécialiste du Moyen-Age, elle est aujourd'hui considérée comme l'une des valeurs sûres de la littérature policière française.

Voici ce que j'appelle un chouette petit bouquin. J'ai bien aimé ces trois nouvelles au ton particulier par rapport à ce qu'apporte d'habitude le roman policier. Je ne dirais pas que Vargas est géniale mais sa petite musique sonne différemment. Ces histoires ne sont que des (bons) prétextes pour croquer des personnages étonnants. On frôle même parfois le surréalisme avec des situations et protagonistes tout à fait atypiques et parfois baroques. C'est un véritable plaisir que nous offre Fred Vargas avec ce petit livre. Son style limpide, ses intrigues tortueuses et ses personnages pleins d'humanité donnent un très bon moment de lecture. Ces courtes nouvelles peuvent servir aussi d'introduction et faire découvrir ce commissaire si particulier qu'est Adamsberg.
Ensuite je conseille de lire l'admirable : PARS VITE ET REVIENS TARD du même auteur.
A lire !



Acheter ce livre chez Amazon

samedi 3 novembre 2007

Peyo : Le Cosmoschtroumpf suivi de Le schtroumpfeur de pluie. (Dupuis)

Bon, je me suis payé un petit plaisir. Même pas honte !
En fait je crois que les schtroumpfs font l'unanimité. Petites créatures attachantes créées par Peyo, les schtroumpfs enchantent ceux qui ont gardés leur âme d'enfant depuis des lustres (1958). Cet album contenant deux récits, date lui de 1970.

LE COSMOSCHTROUMPF :
Un schtroumpf rêveur décide de voyager jusqu'à la lune. Il construit une fusée qui, bien sûr, n'arrive pas à décoller. Les autres schtroumpfs décident donc de l'aider à accomplir son rêve. Ils profitent de son sommeil pour se déguiser en extra-terrestres et lui font croire qu'il vient de réussir à débarquer sur la Lune...

LE SCHTROUMPFEUR DE PLUIE :
Le deuxième récit raconte les mésaventures des schtroumpfs victimes de l'invention folle du schtroumpf bricoleur qui invente une machine à modifier la météo. Un désastre bien sûr....

Deux très bonnes petites histoires fort plaisantes à lire. Alors oui ce sont des BD pour gosses mais franchement il serait dommage de se priver de ce petit plaisir de temps en temps. Personnellement, cela ne me pose aucun problèmes de déguster régulièrement des bandes dessinées qui me rappellent mon enfance. Certaines ont bien sûr vieillies. Ce n'est pas le cas de cette série bien sympathique. Une bande dessinée drôle et poétique pour petits et grands qui offre bon petit moment de lecture. J'ai adoré !

:boing:


Acheter ce livre chez Amazon

jeudi 1 novembre 2007

Vian, Boris : Petits spectacles. (Le Livre de Poche)

«Les Trois Baudets», «La Rose rouge», «L' Amiral», «Le Night-club» : ces cabarets illustres des années cinquante virent débuter les meilleurs chanteurs, comédiens et fantaisistes de notre temps.
Boris Vian écrivit pour eux de nombreux sketches ou pièces brèves, dont les interprètes s'appelaient Jacqueline Maillan, Yves Robert, Rosy Varte ou Jacques Fabbri.
Il puisa aux sources les plus diverses, donnant avec Adam, Eve et le troisième sexe une hilarante relecture de la Genèse, transportant les spectateurs de Dernière Heure au début du troisième millénaire, ou proposant, avec Cinémassacre, une étourdissante parodie des grands genres du cinéma, du réalisme italien au film d'horreur, d' «Alfred Hitchpoule» à «Cecil B. de Cent Mille»...
Compositeur, dramaturge, chroniqueur, poète... Voici encore un des mille visages, à découvrir ou à redécouvrir, de l' inoubliable romancier de L' Ecume des jours.

Le plaisir toujours renouvelé de lire et relire sans cesse Boris Vian...
Ici, c'est une succession de petits textes, de sketches divers, toujours très brefs mais toujours réjouissants. Le délire de Boris Vian, ce génie littéraire s'exprime sans contrainte dans ce recueil où l'on passe avec délice d'une scène burlesque à une trouvaille déjantée sans jamais ressentir de lassitude. C'est un festival de bons mots, un feu d'artifice de non-sens qui nous emmène très loin dans l'univers baroque et logiquement absurde de l'auteur. Comme son titre l'indique, ses PETITS SPECTACLES étaient destinés à être joués en public et non à être lus, et pourtant c'est avec un immense plaisir que l'on (re)découvre ces sketchs et on ne peut que rester admiratif et même sonné, KO debout devant tant de drôlerie et de talent réunis dans ce livre. Bien sûr il faut d'abord lire tous les romans, toutes les nouvelles avant d'aborder ces petites fantaisies. Mais franchement il serait vraiment dommage de ce priver du bonheur de ce livre sous prétexte qu'il réunit des « fonds de tiroir »...
Actuellement et provisoirement indisponible chez Amazon, FNAC et autres Alapage (mon exemplaire n'étant pourtant pas très vieux), je vous conseille de le chercher chez un bouquiniste ou sur des sites de livres d'occasions comme eBay ou Priceminister.