Cunningham, Michael : Maison du bout du monde (La). (10/18)
Jonathan et Bobby ont grandi ensemble au rythme des musiques seventies et dans les fumées de marijuana.Approchant de la trentaine, ils se retrouvent à New York où ils essaient en compagnie de Clare, tout à la fois l'amie, l'amante et la mère, d'inventer la famille des années 80 écartelée entre la fin du rêve hippie, le solde de la révolution sexuelle et les débuts tragiques de l'épidémie du sida.
Au gré de leurs errances, La Maison du bout du monde dépeint les espoirs et les angoisses de toute une génération.
Après Les Heures et Le livre des Jours , ce livre est le troisième de cet écrivain que je lis.
Ce gros bouquin m'a beaucoup plu mais je le trouve quand même un ton au-dessous des deux premiers cités.
Le parcours de ce couple à la « Jules et Jim » est tout à fait bien rendu, les personnages bien cernés et l'émotion qui se dégage de leurs aventure bien réelle. J'ai donc dévoré les 425 pages de LA MAISON DU BOUT DU MONDE presque d'une traite, séduit par l'écriture lumineuse de Michael Cunningham et captivé par le récit du destin de Jonathan, Bobby et Clare. Bref, un tout bon bouquin qui alterne les moments d'optimisme et les passages plus tragiques vécus par les trois personnages principaux du roman. Pas de héros dans ce roman mais des gens simples, angoissés par le monde, torturés par une homosexualité souvent mal assumée et qui finissent par vivre ensemble en se retranchant plus ou moins du monde.
La seule faiblesse du livre est justement dans l'homosexualité omniprésente du livre. Car TOUS les protagonistes sont gay ! Même la cuisinière embauchée dans le restaurant vit en couple avec une femme. Ce n'est certes pas un livre militant mais on reste dubitatif devant le nombre de gays présents dans le récit.
Cette petite remarque mise à part, LA MAISON DU BOUT DU MONDE est un livre passionnant, émouvant, parfois drôle, mais toujours formidablement bien écrit. Chaque chapitre montre le point de vue d'un des personnages. On suit ainsi le parcours de Jonathan, Bobby, Clare et Alice (la mère de Jonathan) traversant leur vie en écoutant beaucoup de musique rock, comme pour assourdir le bruit de fond du reste de la société.
Ce beau livre me conforte dans la très bonne opinion que j'aie de cet écrivain.
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Par Fantasio, jeudi 22 juillet 2010 à 00:00 :: Mes lectures :: #887 :: rss
Commentaires
1. Le jeudi 22 juillet 2010 à 12:05, par zarline
2. Le jeudi 22 juillet 2010 à 19:10, par Dominiquedu51
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